Conseils : Tout savoir sur la conduite en Écosse

Par BaptisteTeam TDMLe 06 04 2023

Paysages grandioses, légendes mystiques et châteaux hantés… le combo parfait pour un roadtrip inoubliable en terres écossaises !

Mi mars, nous nous sommes envolés pour la deuxième fois en direction de l’Écosse.

Au programme de ce superbe roadtrip en collaboration avec VisitBritain : le Nord Ouest du pays (la région des Highlands, l’Île de Mull, l’Île de Skye etc). Au total, plus de 1000km en une semaine, dans des paysages incroyables !

Clairement l’un de nos plus beaux roadtrips chez TDM… Du coup, voici nos conseils et astuces sur la conduite en Écosse pour un roadtrip réussi.

La location de voiture en Écosse :

Évidemment et parce que les roadtrips sont vraiment les voyages que l’on préfère chez TDM, nous avons choisi de louer une voiture, plutôt que d’envisager d’utiliser les bus / trains qui sillonnent le pays.

Pour nous accompagner sur la route, nous sommes passés (comme à chacun de nos roadtrips) par le comparateur BSP Auto, qui permet de trouver en quelques clics la voiture qui vous convient et au meilleur tarif. Il ne nous restait plus qu’à récupérer directement notre voiture à l’aéroport d’Édimbourg (pas forcément la meilleure idée ceci dit), et à partir découvrir les splendides paysages de l’Écosse !

A savoir : Votre permis de conduire national suffit pour conduire en Écosse. Et même plus largement partout au Royaume-Uni.

Quel véhicule choisir pour un roadtrip en Écosse?

Pour ce roadtrip en Écosse, nous avons opté un « petit SUV ».

Nous ne voulions pas d’un gros SUV qui pompe trop d’essence (et qui est plus délicat à manier); nous ne voulions pas non plus d’une citadine trop légère : il nous fallait un truc qui tienne bien la route, avec un centre de gravité assez bas, et un bon moteur pour les côtes parfois bien pentues; et je ne regrette pas ce choix.

En fonction de la saison et de votre parcours, prenez soin de vérifier au comptoir de location que votre véhicule est bien équipée de pneus 4 saisons, capables d’une bonne adhérence en cas de pluie, voire de légère neige, voire de verglas. On peut littéralement avoir toutes les météos en Écosse :)

Petit Conseil Spécial TDM : Pensez à demander une automatique ! Nous ne l’avons pas fait et clairement la conduite aurait été plus simple… ça m’aurait fait un truc de moins à gérer, mais je n’y ai pas pensé.

La conduite à gauche, c’est difficile ?

Concrètement, on s’habitue très vite à la conduite à gauche. A la fin du deuxième jour, c’est bon, on est déjà habitué !

Le plus difficile, stressant, c’est clairement le premier trajet, la première demi-journée, surtout si comme nous vous récupérez la voiture de location à l’aéroport pour ensuite vous diriger vers votre hébergement en zone urbaine, voire centre-ville.

Qui dit trajet aéroport-centre ville dit rocade et circulation, et si vous venez de récupérer votre voiture de location, que forcément vous connaissez mal, et qu’ il faut en plus conjuguer cela à la conduite à gauche, c’est une expérience qui demande beaucoup de concentration, et cela peut vite devenir stressant.

Donc si votre roadtrip (en Écosse ou ailleurs) débute par quelques jours en ville, un conseil : ne récupérez pas votre voiture tout de suite. Prenez la navette aéroport pour vous rendre en centre ville, et, récupérez votre voiture de location seulement le jour où vous démarrez votre roadtrip.Vous vous épargnerez ainsi la conduite en ville et le stress que cela peut engendrer. Du confort en plus et de la fatigue en moins.

Bon ceci dit (et pour ne pas noircir le tableau) si nous y sommes parvenus à Édimbourg, c’est à la portée de tout le monde ! Il vous suffit de vous caler derrière les voitures qui vous précèdent, et de vous laisser porter par le GPS (Waze ou autre).

Conseil Spécial TDM : D’ailleurs, ayez toujours, en plus de Waze, une appli GPS qui fonctionne hors-connexion, c’est à dire, sur laquelle vous aurez pu télécharger la carte du pays au préalable : cela vous permet d’avoir un GPS fonctionnel si jamais vous ne captez aucun réseau; auquel cas Waze ne fonctionnera pas.

En fin de compte, en ville, le seul moment où vous devrez réellement faire attention, ce sont les rond-points : dans tous les pays où l’on circule à gauche, il vous faut regarder à droite dans les ronds points; c’est de là que viennent les autres voitures ! (Bien sûr, vous aurez le réflexe profondément ancré de regarder à gauche – qu’il faudra donc surmonter).

Une autre chose un peu pénible au début (mais à laquelle on s’habitue finalement très vite – une demi journée, à peine plus -), le levier de vitesse se situera à gauche, et cela rajoute forcément une difficulté lors des premiers trajets.

Mais, j’insiste (et j’ai été surpris de le constater), on s’adapte très vite, jusqu’à ne plus trop y penser. Donc si vous voulez vous éviter cette petite difficulté, pensez bien à demander un véhicule automatique, lors de votre réservation… ça fera toujours un truc de moins à penser;)

En revanche, les pédales ne sont pas inversées; elles sont exactement identiques aux nôtres, et heureusement ! Ouf, pas besoin de reprogrammer le cerveau à ce niveau-là, on ne s’emmêlera pas les pinceaux les pieds pour conduire en Écosse :)

Donc : pour résumer, la conduite à gauche, c’est relativement facile, surtout si vous pouvez vous caler derrière des voitures, et que vous n’avez pas trop à conduire en centre-ville dès votre arrivée. Des routes un peu calmes vous permettront de mieux trouver vos marques et de mieux vous habituer, après quoi, cela se passera bien. Il vous faudra rester concentré bien sûr, mais les choses seront rapidement plus fluides.

Je réitère quand même mon conseil : évitez de récupérer la voiture tant que vous séjournez en ville; et de ne la prendre que lorsque vous entamerez votre roadtrip, ça sera bien moins stressant ainsi.

Les routes en Écosse, ça donne quoi ?

C’est très variable.

  • Routes péri-urbaines et le centre-ville :

Comme mentionné plus haut, nous avons récupéré notre voiture à l’aéroport d’Édimbourg (Edinburgh), pour ensuite rejoindre notre hôtel en centre-ville. Cet hôtel n’avait pas de parking, il a donc fallu garer la voiture dans un parking public à proximité. Nous avons donc fait de la rocade, puis des axes pénétrants, puis des petites rues dans le centre-ville, puis de la rampe de parking. Pour une prise en main, on peut dire qu’on s’est jetés dans le grand bain direct.

Mes remarques pour ce premier moment : les Écossais conduisent bien, et n’ont pas de comportement trop dangereux, trop imprévisible (c’était clairement moi le plus douteux aha !). Pas mal de nids de poule et de routes un peu abîmées dans le centre-ville d’Édimbourg, mais dans l’ensemble, RAS. Le seul truc un peu chiant, et qu’il m’a fallu intégrer rapidement le marquage au sol et la signalétique sont un peu différents de chez nous (mais rien de très compliqué, rassurez-vous !).

A savoir : Il peut y avoir des feu-rouges avant les rond-points en plus du cédez-le passage habituel; et le marquage au sol indique si l’on se trouve sur une voie qui va tourner ou sur une voie qui continue tout droit (très utile pour bien se caler – si on parvient à les voir !). S’il y a trop de circulation, on ne voit plus ces flèches au sol et il faut donc se fier à son instinct et au GPS. Mais bon, rien de rédhibitoire. On y arrive !

  • Les autoroutes :

Là, rien à dire, les autoroutes sont belles, en bon état, bien lisibles. Les gens respectent bien les limitations de vitesse et n’ont pas de comportements dangereux : c’est clairement de la conduite facile, où vous n’aurez qu’à vous mettre sur votre file à la bonne vitesse, et à vous laisser guider par le GPS.

Le seul moment où l’on s’est faits un peu peur, ce sont dans les bretelles de sortie (à gauche, contrairement aux nôtres, à droite); il faut être très vigilants car elles se fondent rapidement dans le trafic et il est alors facile de ne pas regarder du bon côté. Il vaut mieux y aller le plus lentement possible et bien regarder tout autour de soi, plutôt deux fois qu’une.

  • Les petites routes des Highlands :

La première route que nous avons prise à la sortie d’Inverness (« capitale des Highlands ») était celle qui longeait la rive nord du Loch Ness. C’est une route à deux voies (bidirectionnelle). Elle est en bon état, mais elle serpente pas mal, et dans notre cas, il pleuvait beaucoup (ça arrive vite en Écosse !), engendrant parfois des flaques d’eau sur le bas-côté. Il vaut mieux éviter de rouler trop vite, car si votre pneu mord dans les flaques, cela tire sur la voiture et peut vous surprendre, voire, vous faire perdre le contrôle.

Personnellement, sur ce trajet, je n’ai pas cherché à rouler trop vite; quand je voyais que je bloquais trop de voitures derrière moi, je me rangeais sur l’une des nombreuses aires de dépassement / points de vue, puis je reprenais tranquillement ma route à mon rythme.

Une fois dépassé le Loch Ness, on entre dans le dur du sujet : les incroyables routes des Highlands. Ce sont de belles routes bien entretenues; il neigeait un peu par endroits mais la route n’était absolument pas glissante. Là encore, de nombreuses aires de dépassement / points de vue permettaient de se ranger en toute sécurité pour laisser passer les autres (ainsi zéro raison d’accélérer, pas de pression)… et ça vous laisse le temps de faire vos photos.

Dans l’ensemble, ce sont des routes confortables et agréables à conduire. D’ailleurs, plus on s’enfonce dans les Highlands, plus la circulation se raréfie, et on se sent de plus en plus tranquille au volant.

  • Les îles :

Nous avons fait deux îles durant ce roadtrip en Écosse : l’île de Skye, dont nous n’avons pas pu voir grand chose en raison d’une météo désastreuse (tant pis, il faudra revenir !); et l’île de Mull, dont nous avons pu mieux profiter.

Sur l’une comme sur l’autre, les routes se font plus étroites, plus sinueuses, et, assez fréquemment, à une seule voie. Il faut donc se ranger dans un décrochage (nombreux) si l’on voit une voiture arriver en face. Si l’automobiliste en face vous fait un appel de phare, c’est qu’il vous invite à avancer, et il se rangera alors. C’est sympa de sa part, alors pensez à le remercier au passage.

(les automobilistes croisés lors de ce trip en Écosse ont tous été super cools et polis – et en fait, à y réfléchir, c’est sans doute parce que les écossais sont des gens calmes, sympas et patients, ça mérite d’être souligné)

Vous aurez donc des routes un peu abîmées, et d’autres ultra parfaites, y compris dans les coins les plus reculés.

A savoir : Pour certaines boucles, il est recommandé de les faire dans un certain sens (par exemple, sur la partie Nord Est de Skye et sur l’île de Mull, il était recommandé de les faire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre). Essayez de respecter ce sens de circulation : cela vous permettra de croiser moins de véhicules. Sur certaines routes étroites à flanc de falaise, vous vous en féliciterez :)

Mais outre l’étroitesse des routes, attendez-vous à voir des moutons et des vaches en liberté, parfois campés en plein milieu de la route, et pas du tout pressés de s’écarter. Profitez-en pour faire des photos et des vidéos, c’est ça aussi l’Écosse ! Bien sûr, ne roulez pas trop vite pour vous éviter des problèmes si un mouton est planté au milieu au détour d’un virage.

Attention : Toute l’Écosse pullule également de cerfs et de biches, et il faut là encore conduire prudemment, car il arrive assez souvent qu’on en voit au bord des routes; voire en plein milieu. Nous n’en avons vu que 4 ou 5, une seule fois, au bord de la route, mais a priori, on en voit davantage en temps normal, donc il faut ajouter ça, en plus des moutons et des vaches, à la liste des raisons de ne pas conduire trop vite.

En Bref :

Conduire en Écosse ? Pas si difficile qu’on pourrait le penser !

Et sincèrement, ce roadtrip a été l’un des plus beaux que nous ayons faits chez TDM. Donc si vous aimez les roadtrips, et que vous en cherchez une destination pas très loin, pensez à l’Écosse !

Les paysages (leur diversité, leur majestuosité) sont tous dingues une fois dans les Highlands; très souvent je me suis fait la réflexion que c’était quasi biblique tant c’était grand et beau… Réflexion que je m’étais déjà faite dans l’Ouest Américain par exemple.

D’ailleurs, à plusieurs reprises, nous avons traversé des paysages qui nous ont faits penser au Montana, au Wyoming, parfois à Hawaii (et aussi à l’Auvergne !); bref, l’Écosse, c’est très beau.

Quant à la faveur d’une éclaircie, les rayons de soleil percent les nuages et éclairent un pan de montagne et le loch en dessous, on se retrouve vite la bouche ouverte, ébahis de voir un tel tableau s’éclairer devant nous…

A propos de l'auteur

Cet article a été proposé par Baptiste, 41 ans

Amoureux de la nature et des animaux, accro aux road-trips, j'ai le virus de la route. Et s'il y a une colline dans le coin : je suis probablement en train d'aller voir ce qu'il y a de l'autre côté.
Baptiste, 12 pays au compteur, a signé 40 articles et 13 avis d'hotels sur TDM.
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